L’Inra et le Max Planck Institute en Allemagne, ont visualisé et caractérisé in vivo, pour la première fois, la construction de la paroi qui entoure les cellules bactériennes. Cette paroi, barrière protectrice indispensable à la survie des bactéries est également la cible de nombreux antibiotiques comme la pénicilline. Cette étude a conduit à une compréhension fine du mécanisme de formation de la paroi et permettra de proposer de nouveaux moyens de lutte contre des microorganismes pathogènes issus de l’alimentation ou de l’environnement. Ces travaux sont publiés dans l’édition en ligne avancée de Science du 2 juin 2011.

Montage de photographies d’une cellule bactérienne prises en microscopie de fluorescence par réflexion totale interne (marquage rouge), en épifluorescence (marquage vert) et en transmission (marquage bleu). Le marquage vert révèle la présence de la protéine MreB. © R. Wedlich-Söldner/MPIB.
Ces résultats apportent un nouvel éclairage sur le rôle du squelette des bactéries et surtout sur la façon dont les microorganismes contrôlent la synthèse de leur paroi, ce qui a des implications importantes. En effet, la paroi constitue une cible de nombreux antibiotiques tels que la pénicilline et autres B-lactames. La compréhension des mécanismes qui sous-tendent sa synthèse est donc une priorité de la recherche en microbiologie, et ces résultats prometteurs vont stimuler un domaine important de la lutte contre les microorganismes pathogènes.
D’un point de vue technique, ce travail est inédit et ouvre la voie à l’étude approfondie des dynamiques subcellulaires chez les cellules bactériennes, longtemps inaccessibles en raison de leur petitesse et de la difficulté à atteindre de tels niveaux de résolution spatiale et temporelle en microscopie.
Pour en savoir plus :
- INRA
- Processive Movement of MreB-Associated Cell Wall Biosynthetic Complexes in Bacteria. SCIENCE, 2 juin 2011, online : www.sciencexpress.org








No comments yet.