Les recherches de Lallemand pour l’étude et le contrôle des écosystèmes microbiens

Depuis la fin des années 70, la société Lallemand, un des leaders mondiaux de la production de levures et bactéries, mise sur l’étude et le contrôle des écosystèmes microbiens via des bactéries et des levures bénéfiques sélectionnées dans la nature. Ces micro-organismes sont ensuite cultivés de façon contrôlée et appliqués aux domaines de la santé et de la nutrition des hommes et des animaux (probiotiques, ferments pour l’ensilage…), de l’œnologie ou de la boulangerie. Cette stratégie développée par Lallemand est une manière pour assurer la sécurité alimentaire et prévenir les risques de contamination, du champ à l’assiette.

 

  • L’Université du Nord Dakota (USA) a montré que l’administration en continu de probiotiques développés par Lallemand aux bovins viande permettait la réduction du portage digestif de la souche EHEC E. coli O157-H7, à l’origine de crises sanitaires récurrentes, en particulier aux Etats-Unis.
  • L’Université de Georgia (USA) a déposé un brevet concernant la capacité d’une levure probiotique de Lallemand (S. boulardii), administrée en continu dans l’alimentation des volailles à réduire le portage de Salmonella et de Campylobacter.
  • En France, en 2005 a été initié un projet collaboratif avec l’Agence Nationale pour la Recherche (ANR), l’INRA (Unité Microbiologie, Clermont Ferrand) , l’Ecole Vetagro Sup Lyon, et des partenaires privés afin de mieux comprendre l’écologie et la physiologie des souches E. coli productrices de Shigatoxines dans le tube digestif des ruminants et notamment les raisons de leur résistance, afin de mieux les combattre.
  • Ce projet a ensuite été élargi dans le cadre d’un programme de recherche international en 2010, toujours en partenariat avec l’INRA et l’Université de Montréal. Ce nouveau programme a mis en évidence des stratégies qui confèrent à la bactérie pathogène E. coli O157:H7 un avantage compétitif dans le tube digestif du bovin ce qui leur permet de se maintenir efficacement dans l’intestin.  De l’avis des chercheurs Canadiens, ces découvertes offrent des possibilités de mettre au point des probiotiques qui entreraient directement en compétition avec le pathogène afin de prévenir le portage.
  • Actuellement, le projet Blastec, conduit dans cadre des pôles de compétitivité et initié en 2010, a pour objectif le contrôle des E.coli producteurs de Shigatoxines dans la filière fromagère, du fourrage au fromage, en passant par le tube digestif de la vache, via l’implantation de flores inhibitrices. Ce projet, initié par le Groupe 3A, est un partenariat entre industriels (3A, Lallemand), l’INRA, l’Ecole Vetagro Sup Lyon et l’école vétérinaire de Toulouse.

Ces résultats sont issus de l’expertise du groupe en microbiologie, mais aussi du développement de technologies de pointe telles que la PCR et la RT-PCR quantitatives, techniques d’empreinte génétique des communautés microbiennes, biopuces phylogénétiques ou fonctionnelles etc., qui permettent aux microbiologistes de voir ce que les techniques classiques ne pouvaient montrer.

 

About liliAn

liliAn, ingénieur agroalimentaire de formation, actuellement en poste dans le domaine des procédés en microbiologie industrielle. Créateur et rédacteur pour blogagroalimentaire.com, je partage avec les lecteurs ma passion pour l'agroalimentaire et les innovations dans ce domaine.

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